mardi 12 mars 2013
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Allâh ta^âlâ dit :
[sôurat An-Niçâ' / 103] ce qui signifie : « Certes la prière a été prescrite pour les croyants dans son temps ».
Le Message de Allâh a dit :
Ce qui signifie : « certes les meilleurs adorateurs de Allâh ceux qui prennent en considération le soleil, la lune et les ombres pour faire la prière », [rapporté par at-Tirmidhiyy] ; dhikrou l-LAh ici veut dire la prière.
La prière est la meilleure œuvre après la croyance en Allâh et en Son Messager. Allâh a rendu obligatoire cinq prières pendant le jour et la nuit pour tout musulman pubère et sain d’esprit. Il lui est donc obligatoire de les observer et d’apprendre comment commence le temps de chacune d’entre elles et comment il finit. Les cinq prières et leurs temps sont :
- La prière de adh-dhouhr : (la prière de la mi-journée de quatre rak^ah – de quatre séquences rituelles de la prière –) son temps commence lorsque le soleil s’écarte du milieu du ciel vers le couchant et finit lorsque l’ombre d’une chose quelconque atteint une longueur égale à celle de la chose elle-même plus la longueur de l’ombre qu’elle avait au moment du zénith. On entend par « chose quelconque » un bAton par exemple planté verticalement sur un sol plat. L’ombre au zénith, c’est l’ombre de cette chose lorsque le soleil est au milieu du ciel. Si quelqu’un est debout dans un endroit ensoleillé et que le soleil est au milieu du ciel, on observe qu’il a une ombre. Cette ombre est l’ombre au zénith. Lorsque le soleil dévie vers l’ouest, on observe que son ombre s’allonge et tourne vers le levant. C’est là le signe que le temps de aDH-DHouhr a commencé.
- La prière de al-^asr : (la prière de la mi-après-midi de quatre rak^ah) Son temps commence à la fin du temps de aDH-DHouhr et dure jusqu’au coucher du soleil. Donc lorsque la longueur de l’ombre d’une chose quelconque devient égale à la longueur de cette chose plus la longueur de son ombre au zénith, le temps de al-^aSr commence et celui de aDH-DHouhr finit.
- La prière de al-maghrib : (la prière du coucher du soleil de trois rak^ah) Son temps commence après le coucher du soleil c’est-à-dire après la disparition de la totalité du disque solaire, et il finit à la disparition de la lueur rouge. La lueur rouge est la rougeur apparaissant du côté du couchant après le coucher du soleil.
- La prière de al-^icha’ : (la prière de la nuit de quatre rak^ah) Son temps commence à la disparition de la lueur rouge et finit à l’apparition de l’aube.
- La prière de as-soubh : (la prière de l’aube de deux rak^ah) Son temps commence à l’apparition de l’aube véritable (al-fajrou S-SAdiq) qui est une lueur blanche transversale à l’horizon est, et il finit au lever du soleil.
Il est un devoir d’accomplir ces obligations dans leur temps, pour tout musulman, pubère, sain d’esprit et pur[e]. Pure signifie que la femme est pure des règles et des lochies. Il n’est donc pas permis de les anticiper ou de les reculer par rapport à leur temps sans excuse valable selon la Loi de l’Islam comme la maladie grave et le voyage avec ses conditions.
Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
Ce qui signifie : « Accomplis la prière, certes la prière préserve des actes répréhensibles et blAmables », [SOUrat Al-^Ankabout / 'Ayah 45].
Le Message de Allâh a dit :
Ce qui signifie : « Celui qui accompli l’ablution – wouDOU’- comme il a été ordonné et qui accompli la prière comme il a été ordonné, il lui seront pardonnés ses petits [péchés] antérieurs », [rapporté par 'ibnou HibbAn].
Allâh tabAraka wa ta^âlâ a ordonné l’accomplissement de cinq prières et Il en a fait la meilleure des œuvres après la croyance en Allâh et en Son messager. Il a fait que pour chacune de ces obligations il y ait un temps connu pour son commencement et sa fin. Il a rendu obligatoire sur nous de les accomplir dans leurs temps. Ainsi, celui qui les accomplit parfaitement aura une grande récompense que Allâh soubHAnahou wa ta^âlâ lui a promise.
L’origine de ces horaires est tirée du Hadîth de Jibrîl ^alayhi s-salAm. Jibril était venu en effet au Prophète au lendemain de la nuit de l’Ascension, et il a commencé à accomplir la prière de aDH-DHouhr. Il était arrivé auprès du Messager de Allâh lorsque le soleil avait décliné du milieu du ciel et avait dit : « Ô Messager de Allâh, Ô MouHammad, lève-toi et fais la prière de aDH-DHouhr ». Jibrîl le dirigea donc dans la prière et il accomplit avec lui aDH-DHouhr.
Ensuite, il était venu auprès de lui lorsque l’ombre d’un objet avait atteint la longueur de l’objet en plus de l’ombre qu’il avait lorsque le soleil était au milieu du ciel, ce qu’on appelle l’ombre au zénith. Lorsque l’ombre d’un objet devient égale à la longueur de l’objet en plus de son ombre au zénith, cela indique la fin du temps de aDH-DHouhr et le début du temps de al-^aSr. C’est à ce moment que Jibrîl au premier jour est venu auprès de lui et a accompli en le dirigeant, c’est à dire en tant qu’imam, la prière de al-^aSr.
Ensuite, il était venu auprès de lui lorsque le soleil s’était couché et lui avait dit : « Ô MouHammad, lève-toi et accomplis al-maghrib ». Il accomplit donc avec lui al-maghrib en tant qu’imam lorsque le soleil s’était couché. Puis il était venu auprès de lui lorsque la lueur rouge avait disparu : c’était le début du temps de al-^ichâ’. Il lui avait dit : « Ô MouHammad, lève-toi et accomplis la prière de al-^ichâ’ ». Il s’était levé et avait accompli la prière de al-^ichâ’ en suivant Jibrîl.
Ensuite, il revint à lui lorsque l’aube se fut levée, à savoir cette lueur blanche horizontale à l’horizon. Cette blancheur qui apparaIt transversalement à l’horizon est celle qui indique le début du temps de aS-SoubH. Elle indique également le début de l’abstention de nourriture ou de boisson pour celui qui fait le jeûne. Il s’est levé et Jibrîl le dirigea dans la prière.
Celui donc qui n’a pas appris ces temps est désobéissant. Les parents se chargent d’un péché s’ils n’ont pas enseigné à leurs enfants les temps des prières ou s’ils n’ont mandaté personne qui puisse les leur enseigner. La voilà la bonne éducation. Car la bonne éducation n’est pas de bercer les enfants dans le luxe, la nourriture, les boissons, les habits ou ce qui est de cet ordre.
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بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.
Esclaves de Allâh, faites preuve de piété à l’égard de Allâh, et n’oubliez pas un jour où il sera dit, [un ange dira] :
﴿ لِمَنِ الْمُلْكُ اليَوْمَ، لِلَّهِ الواحِدِ القَهَّارِ ﴾
(limani l-moulqou l-yawm lil-Lâhi l-wâHidi l-qahhâr)
Ce qui signifie : « A qui la souveraineté ce jour-là ? A Allâh, Celui Qui est unique et Qui domine toute chose par Sa toute Puissance »
Faites donc preuve de piété à l’égard de Allâh, Al-^Aliyyou l-Qadir, Lui Qui dit dans Son livre Honoré :
﴿ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءامَنُواْ اتَّقُواْ اللهَ وَلْتَنظُرْ نَفْسٌ مَّا قَدَّمَتْ لِغَدٍ وَٱتَّقُواْ اللهَ إِنَّ اللهَ خَبِيرٌ بِمَا تَعْمَلُونَ ﴾
(ya ‘ayyouha l-ladhîna ‘âmanou t-taqou l-Lâha wa l-tanDhour nafsoun mâ qaddamat lighadin wa t-taqou l-Lâha ‘inna l-Lâha khabîroun bimâ ta^maloûn)
Ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, faites preuve de piété à l’égard de Allâh et que chacun considère ce qu’il a préparé pour le jour dernier, et faites preuve de piété, certes, Allâh sait tout ce que vous faites ».
La piété, mes frères de Foi, repose sur deux sujets éminents : accomplir les obligations et se garder des interdits, se garder des péchés. Aujourd’hui, nous parlerons, si Allâh le veut, d’un péché que les savants ont compté comme un péché du cœur, l’orgueil envers les gens.
L’orgueil (al-kibr) envers les gens est un péché du cœur et il est de deux sortes : la première est de ne pas accepter la vérité c’est-à-dire savoir que c’est la vérité et ne pas s’y conformer et de s’y en tenir et la deuxième le mépris des gens. L’origine de l’orgueil se trouve dans le cœur, même si ses manifestations font partie des actes des organes. En effet, lorsque le cœur éprouve de l’orgueil, les traces en apparaissent sur les organes. Ainsi, l’orgueilleux méprise le pauvre ou le considère d’une façon hautain ou bien rejette la vérité énoncée par autrui tout en sachant que ce que dit ce dernier est correct, du fait par exemple qu’il est plus jeune. L’orgueilleux trouve alors difficile de revenir à la vérité parce que la personne qui l’a énoncée est plus jeune ou a moins de réputation que lui. De même, il y a celui qui fait preuve d’orgueil dans sa façon de marcher, il marche du pas de l’orgueilleux. Celui-là, son péché est grand et il est cité dans le Hadîth :
« إنَّ المتكَبِّرينَ يُحشَرونَ يومَ القِيامةِ كأمثالِ الذَّرِّ (أيِ النّملِ الأحمَرِ الصغير) يَطَؤهُمُ النَّاسُ بِأَقْدَامِهِمْ »
(‘inna l-moutakabbirîna youHcharoûna yawma l-qiyâmati ka’amthâli dh-dharri yaTa’ouhoumou n-nâçou bi’aqdâmihim)
ce qui signifie : « Les orgueilleux seront rassemblés au jour du jugement à l’image des petites fourmis rouges, les gens les écraseront de leurs pieds ».
Mes frères de foi, vous avez à faire preuve de modestie. Lorsque le Messager de Allâh a dit :
« إنَّكُم لَتَغْفُلونَ عَنْ أفْضَلِ العِبَادَةِ التوَاضُع »
(‘innakoum lataghfouloûna ^an ‘afDali l-^ibâdah : at-tawâDou^)
ce qui signifie : « Certes, vous négligez un des meilleurs actes d’adoration : la modestie ». Pour cela, les grands compagnons que Allâh les agrée étaient très modestes.
Notre maître ^Oumar était d’une grande modestie. Alors qu’il se rendait à la joumou^ah –la prière du vendredi–, il avait mis comme vêtement ce que les musulmans mettent à cette occasion, il est arrivé que coule sur lui de la gouttière de l’habitation de Al-^Abbâs, de l’eau et du sang de deux poules qui avaient été égorgées. Il est alors parti pour laver la partie qui était salie et a dit ensuite : « Qu’on retire cette gouttière ». Al-^Abbâs a alors dit : « C’est le Messager qui l’a mise ». ^Oumar dit alors : « Alors on la remet comme elle était ». Il demanda à Al-^Abbâs de monter sur son dos, lui l’émir des croyants ^Oumar, ^Oumar Al-Faroûq. ^Oumar dit à Al-^Abbâs, l’oncle paternel du Prophète : « Monte sur mon dos » et il était fermement résolu à cela. ^Oumar s’est alors mis debout, lui l’émir des croyants, Al-^Abbâs est monté sur son dos et a remis la gouttière à sa place. La modestie, mes frères, a pour conséquence la sauvegarde de la vanité (al-fakhr) et Allâh n’agrée pas la vanité de lapart de son esclave, que cette vanité se traduise dans l’habillement, les beaux meubles, l’habitation et ce qui est similaire. Si l’individu fait une de ces actes par vanité, c’est à dire afin de montrer qu’il aurait une distinction par rapport au reste des gens et qu’autrui n’a pas cela, son péché est grand. Ces gens qui mettent des vêtements luxueux par vanité ou qui construisent de belles demeures par vanité ou qui roulent dans de belles voitures par vanité, si Allâh avance leur châtiment, Il les châtie dans ce bas monde avant même le jour du jugement. Mais Allâh recule le châtiment de la plupart des gens pour le jour du jugement. Il se peut toutefois que Allâh tabâraka wa ta^âlâ manifeste dans ce bas monde le châtiment de certains afin que cela soit source de morale pour celui à qui Allâh a voulu qu’il en tire une leçon de morale. Le Messager de Allâh a cité dans un Hadîth qu’un homme ayant vécu avant notre communauté, s’était épris de ses propres vêtements et de ses cheveux, alors qu’il marchait avec vanité et regardait sur ses côtés. Ses habits et ses cheveux lui ont plu. Alors qu’il marchait avec vanité, Allâh a ordonné à la terre de l’engloutir et il ne cessera, jusqu’au jour du jugement, de tomber toujours plus bas, tout en étant agité et fortement secoué, d’un trou à un autre. Ainsi, la vanité est qu’il fasse cela pour que les gens soient épris de lui. Il veut se distinguer des gens par la façon de le regarder et par l’admiration. Toute chose que quelqu’un fait par vanité, comme de se vêtir de beaux habits, d’embellir son habitation de beaux meubles et de prendre une belle monture est interdite. De même, celui qui construit une belle maison par vanité commet un grand péché. Quant à celui qui met de beaux vêtements seulement pour s’embellir, ceci est permis. Ceci vaut pour celui qui veut seulement s’embellir et être content et non pour faire preuve de vanité. Mon frère de Foi, prends bien conscience de ce que je dis. Mon frère de Foi, toi qui te fies à Allâh, qui vas vers l’obéissance et t’éloignes de la désobéissance, écoute ce que je te récite des paroles de Abou l-^Atâhiyah [traduites] :
Un morceau de pain sec dans un coin tu le mangeras
Et d’un verre d’eau froide et pure tu te suffiras
Dans une chambre étroite où tu seras tranquille
Ou dans un endroit retiré d’une mosquée éloigné des gens tu resteras
Dans lequel tu étudieras un écrit t’appuyant à un pilier
Tirant des leçons des gens passés des siècles qui ont précédé
Cela vaudra mieux que les heures passées dans les palais élevés
Suivies d’un châtiment dans un intense feu attisé
Et d’un verre d’eau froide et pure tu te suffiras
Dans une chambre étroite où tu seras tranquille
Ou dans un endroit retiré d’une mosquée éloigné des gens tu resteras
Dans lequel tu étudieras un écrit t’appuyant à un pilier
Tirant des leçons des gens passés des siècles qui ont précédé
Cela vaudra mieux que les heures passées dans les palais élevés
Suivies d’un châtiment dans un intense feu attisé
Nous demandons à Allâh qu’Il nous accorde la réussite pour accomplir ce qu’Il aime et agrée. Voici mes propos et je demande à ce que Allâh me pardonne ainsi qu’à vous.
الحمد لله رب العالمين
La louange est à Allâh, le Créateur du monde.
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بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
Al Hamdou lil-LAhi rabbi l-^AlamIn, الحيّ ( Al-Hayy ) Celui Qui a pour attribut la vie, القيُّوم ( Al-QayyOum ) Celui Qui ne s’anéantit pas, Celui Qui prédestine toute la création.
La signification de Bismi l-LAh est je commence en citant le nom de Allâh et le terme Allâh est un Nom propre, spécifique à Dieu, qui désigne l’Être glorifié, Qui mérite l’extrême glorification, Qui mérite l’extrême limite de l’humilité et de la soumission, Celui Qui a la Divinité, la puissance pour créer c’est-à-dire faire passer du néant à l’existence.
Le terme dieu est spécifique à Dieu et l’attribuer à autre que Dieu est de la mécréance même si c’est par plaisanterie ou dans un sens figuré.
Ar-RaHmAn c’est-à-dire Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants c’est-à-dire les musulmans, et les mécréants (les non-musulmans) dans ce bas monde et envers les croyants uniquement dans l’au-delà, spécifiquement aux croyants dans l’au-delà. Ar-RaHmAn est aussi un nom spécifique à Dieu
Ainsi dans cette vie Allâh fait miséricorde aux musulmans et aux non-musulmans. Même l’air que respirent les mécréants est une miséricorde de Dieu mais dans l’au-delà, la miséricorde de Dieu est spécifique aux musulmans. Donc il n’est pas permis de demander miséricorde pour celui qui meurt non-musulman car Dieu ne pardonne pas à celui qui meurt mécréant.
Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
﴿وَرَحْمَتِي وَسِعَتْ كُلَّ شَيْءٍ فَسَأَكْتُبُهَا لِلَّذِينَ يَتَّقُونَ﴾
ce qui signifie : “ La miséricorde de Dieu dans cette vie concerne le musulman et le non-musulman et elle est spécifique au musulman dans l’au-delà “, [sOurat al-'a^rAf 'Ayah 156].
Ar-RaHIm c’est-à-dire Celui Qui est très miséricordieux envers les croyants.
Et la signification de Al-Hamdou lil-LAhi rabbi l-^AlamIn c’est-à-dire nous remercions Allâh ta^âlâ, nous faisons la louange à Allâh ta^âlâ par notre langue pour ce qui nous a accordé comme bienfait que nous ne pouvons dénombrer sans que ce soit obligatoire sur Lui. Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
﴿وَإِن تَعُدُّوا نِعْمَةَ اللَّـهِ لَا تُحْصُوهَا إِنَّ اللَّـهَ لَغَفُورٌ رَّحِيمٌ﴾
ce qui signifie : “ Si vous essayiez de dénombrer les bienfaits que Dieu vous a accordé, vous n’y arriverez pas ” , [sOurat n-NaHl 'Ayah 18].
Rabbi l-^AlamIn c’est-à-dire Celui a Qui appartient le monde, c’est-à-dire Celui a Qui appartient tout ce qui entre en existence.
Allâh a prédestiné tout ce qui advient dans ce monde, donc tout ce qui advient dans ce monde est selon la Prédestination éternelle de Dieu, Qui ne change pas. Dieu fait changer les créatures et Lui ne change pas.
Wa S-SallAtou wa sallAm ^âlâ Sayyidinâ MouHammad , aS-SallAt a plusieurs sens en arabe, ici le sens ne veut pas dire prier, mais veut dire nous demandons à Allâh ta^âlâ Qu’Il augmente notre Maître MouHammad Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam en honneur . Et as-salAm veut dire qu’on demande à Allâh ta^âlâ pour Son Prophète MouHammad Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam, la préservation de ce qu’il craint pour sa communauté. Donc aS-SalAt wa s-salAm : Que Dieu honore davantage notre Maître MouHammad, et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle.
L’existence de Allâh ta^âlâ est obligatoire selon la raison, ainsi ce monde est une preuve de l’existence de Dieu.
Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
﴿إِنَّ فِي خَلْقِ السمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ الليْلِ وَالنهَارِ لآيَاتٍ لِأُوْلِي الألْبَابِ﴾
ce qui signifie : « Certes, dans la création des cieux et de la terre et dans le changement du jour et de la nuit, il y a des preuves pour ceux qui sont dotés de raison », [sOurat 'Ali ^ImrAn 'Ayah 190].
Ainsi la raison est un témoin de la religion ; mais la base de la religion c’est le Qour’ân et le Hadîth ; ainsi tout ce qui est parvenu dans la religion ne contredit pas la raison car la raison est un témoin de la religion.
Donc le jugement selon la raison se divise en trois : il y a ce qui est obligatoire selon la raison, ce qui est impossible selon la raison et ce qui est possible selon la raison.
Ce qui est obligatoire selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’inexistence. Ainsi l’existence de Dieu et de ses attributs est obligatoire selon la raison. Le seul Être dont l’existence est obligatoire selon la raison, c’est Dieu. De même la moitié de deux est égale à un, ceci est obligatoire selon la raison.
Ce qui est impossible selon la raison c’est ce dont la raison ne conçoit pas l’existence ; ainsi l’existence d’un associé à Dieu est impossible selon la raison, de même tous les attributs des créatures sont impossible selon la raison s’agissant de Dieu.
De même la réunion de deux choses opposées est impossible selon la raison tel que le mouvement et l’immobilité ou la vie et la mort ; ainsi un même objet ne peut pas être en mouvement et immobile à la fois.
Ce qui est possible selon la raison c’est ce dont la raison admet tant l’existence que la non existence ; c’est ce qui admet l’existence après le néant et l’anéantissement après l’existence ; ce sont les créatures. Ainsi les créatures admettent le fait d’exister ou de ne pas exister, le fait d’exister à telle époque ou une autre, le fait d’avoir telle couleur, telle caractéristique au lieu d’autres.
Ainsi obligatoirement, selon la raison il y a un Créateur Qui a spécifier ces créatures par le fait d’exister au lieu de ne pas exister, par le fait d’exister à cette époque ou une autre, par le fait d’avoir telle couleur ou une autre. Il s’agit de Dieu Qui a créé toute chose et Qui n’a aucune ressemblance avec ce Qu’Il a créé , rien n’est tel que Lui et rien n’a de ressemblance avec Lui. Quoi que tu puisses imaginer, Dieu en est différent.
Allâh a créé le monde en deux sortes : les corps et les caractéristiques des corps.
Dieu a créé donc Les corps palpables, (c’est ce qu’on peut saisir à la main) tel que les pierres, les plantes, les humains…
Dieu a créé aussi Les corps impalpables, (c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main) tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes, l’air, l’obscurité.
Et Il a créé Les caractéristiques des corps, c’est à dire ce qui advient aux corps tel que le goût, la couleur, la pensée, le mouvement, le sentiment…
Tous sont des créatures de Dieu.
Tous sont des créatures de Dieu.
Il n’y a pas d’autre créateur que Dieu ; Il a créé le bien et le mal.
Dieu agrée le bien mais pas le mal, Il récompense le bien mais pas le mal. Dieu ordonne le bien et interdit le mal mais c’est Lui qui a créé et prédestiné l’existence du bien et du mal.
Dieu agrée le bien mais pas le mal, Il récompense le bien mais pas le mal. Dieu ordonne le bien et interdit le mal mais c’est Lui qui a créé et prédestiné l’existence du bien et du mal.
Allâh Ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
{ وَلَوْ شِئْنَا لَآتَيْنَا كُلّ نَفْسٍ هُدَاهَا وَلَكِنْ حَقّ الْقَوْلُ مِنِّي لَأَمْلَأَنّ جَهَنّمَ مِنَ الْجِنّةِ وَالنّاسِ أَجْمَعِينَ }
(wa law chi’nâ la’Ataynâ koulla nafsin houdAhâ wa lAkin Haqqa l-qawlou minni la’amla’anna jahannama mina l-jinnati wa n-nâsi ‘ajma^In)
Ce qui signifie : « si Dieu voulait, Il aurait guidé tout le monde [à l'Islam], mais Dieu a voulu qu’il y ait des humains et des jinn qui entrent en Enfer », [sôurat As-Sajdah 'Ayah 13].
Ainsi si Dieu voulait Il aurait guidé tout le monde, mais Dieu n’a pas voulu cela et Il fait ce qu’Il veut, il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.
Allâh Ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
{ لاَ يُسْأَلُ عَمّا يَفْعَلُ وَهُمْ يُسْأَلُونَ }
(lA yous’alou ^ammA yaf^al wa houm yous’alôun)
Ce qui signifie : « Dieu n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait et les esclaves seront interrogés », [sôurat Al-'Anbiyâ' 'Ayah 23].
Et Il dit aussi Ta^âlâ :
{ إِنّ رَبّكَ فَعّالٌ لِّمَا يُرِيدُ }
(‘inna rabbaka fa^^aloun limA yourîd )
Ce qui signifie : « Certes, ton seigneur réalise tout ce qu’Il veut », [sôurat Hôud 'Ayah 107].
Le Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam a dit :
« مَا شَاءَ الله كَانَ وَمَا لم يَشَأ لم يَكُنْ »
(mA châ’a l-Lâhou kAn wa mA lam yacha’ lam yakoun )
Ce qui signifie : « Ce que Dieu veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas », [rapporté par Abôu DAwôud].
Tout ce qui arrive dans ce monde est selon la volonté éternelle de Dieu qui ne change pas. Tous les attributs de Dieu ne changent pas, car celui qui change a besoin de qui le fait changer et Dieu n’a besoin de rien. Dieu fait changer les créatures et Lui ne change pas. Ainsi on dit dans les pays musulmans :
« سُبْحَانَ الّذِي يُغَيِّر وَلا يَتَغَيَّر »
(soubHAna l-Ladhî youghayyir wa lA yataghayyar )
Ce qui signifie : « Dieu est exempt d’imperfection, Il fait changer les créatures mais Lui ne change pas ».
Aussi Dieu sait toute chose avant qu’elle n’arrive. Il sait de toute éternité, qui va être croyant ou mécréant, ainsi Dieu n’apprend pas des choses, Il sait toute chose avant que le monde existe. La Science de Dieu n’augmente pas et ne diminue pas, elle ne change pas et de même tous Ses Attributs ne changent pas.
Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
{ وَاللهُ خَلَقَكُم وَمَا تَعْمَلُونَ }
Ce qui signifie : « Allâh vous a créé et ce que vous faites », [sOurat AS-Saffât 'Ayah 96].
Ainsi Dieu a créé le monde en deux sortes : Dieu a créé les corps palpables tel que les pierres, les plantes, les humains…Et les corps impalpables, tel que la lumière, l’obscurité, les âmes, les Anges, les Jinns,… Et Il a créé les caractéristiques des corps, tel que le mouvement, l’immobilité, le goût, l’odeur, la couleur, la pensée, …Ainsi le penchant vers le bien et la volonté pour faire le bien est une créature de Dieu, et le penchant vers le mal et la volonté de vouloir faire le mal est une créature de Dieu. Donc Dieu guide qui Il veut et Il égare qui Il veut, Il n’a pas de compte à rendre.
Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
{ لاَ يُسْأَلُ عَمّا يَفْعَلُ وَهُمْ يُسْأَلُونَ }
(lA yous’alou ^ammA yaf^al wa houm yous’alOUn)
Ce qui signifie : « Dieu n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait et les esclaves seront interrogés », [sOurat Al-'Anbiyâ' 'Ayah 23].
Dieu nous apprend dans le Qour’ân, que s’Il voulait tout le monde serait croyant, mais Dieu n’a pas voulu. Dieu a voulu qu’il y ait des gens qui vont au Paradis et d’autre qui vont en enfer. Dieu fait ce qu’Il veut. Dieu est le Créateur de toute chose, donc du bien et du mal. Dieu est celui Qui créé le penchant vers le bien et les actes de bien, et Il est Celui Qui créé le penchant vers le mal et le volonté de vouloir faire le mal. Mais Dieu récompense le bien et Il ne récompense pas le mal, Il ordonne le bien et Il interdit le mal. Et Dieu fait ce qu’Il veut, Il n’a pas de compte à rendre, Il a le vouloir sur toute chose et Sa volonté est éternelle, ne change pas comme tous Ses attributs. Tous les Attributs de Dieu ne change pas. Il est Celui Qui fait changer les créatures, et Lui ne change pas. Dieu n’est pas attribué de direction ni de localisation, ni de quantité, ni de forme. Dieu existe sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps. On ne dit pas où, ni quand, ni comment à Son Sujet, Il n’est pas concerné par le tout, ni la partie.
L’Imam Ja^far AS-SAdiq a dit :
من زعم أن الله في شيء أو من شيء أو على شيء فقد أشرك فلو كان في شيء لكان محصورا ولو كان على شيء لكان محمولا ولو كان من شيء لكان محدثا أي مخلوقا
Ce qui signifie « Celui qui prétend que Dieu est dans quelque chose ou sur quelque chose ou provient de quelque chose, certes il a fait du chirk [c'est-à-dire il a attribué à Dieu des associés], car s’Il était dans quelque chose, Il aurait été limité et s’Il était sur quelque chose, Il aurait été porté, et s’Il provenait de quelque chose, Il aurait été créé ».
L’Imam ‘Abôu Ja^far aT-TaHAwiyy a dit :
« وَمَنْ وَصَفَ الله بِمَعَنى مِنْ مَعَاني الْبَشَرِ فَقَدْ كَفَرَ »
(wa man waSfa l-LAha bima^nan min ma^Ani l-bachari faqad kafar )
Ce qui signifie : « et celui qui attribut à Dieu, un des sens des humains certes est devenu mécréant ».
Ainsi attribuer à Dieu la forme, ou la couleur, ou la localisation, ou le changement, ou l’humeur, ou la quantité est de la mécréance qui fait sortir de l’Islam.
Et Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
{ وَلَمْ يَكُن لَّهُ كُفُوًا أَحَدٌ }
Ce qui signifie : « Et Il n’a aucun équivalent », [ sOurat Al-'IkhlAS, 'Ayah 4].
Et celui qui est tombé dans la mécréance, il ne revient à l’Islam qu’en prononçant les deux témoignages en délaissant la mécréance, il ne suffit pas de dire as-staghfirou l-LAh, il doit nécessairement prononcer les deux témoignages, comme en disant par exemple : il n’est de dieu que Dieu et MouHammad est le Messager de Dieu pour revenir à l’Islam et ceci dans n’importe quel langue, ce n’est pas une condition que ce soit en langue arabe et si la personne ne sait pas dire correctement MouHammad elle appelle le Prophète par son surnom à savoir Abou l-GAcim, ainsi elle dit : il n’est de dieu que Dieu et Abou l-GAcim est le Messager de Dieu.
Allâh ta^âlâ, dit dans le Qour’ân :
{ وَلَقَدْ قَالُواْ كَلِمَةَ الْكُفْرِ وَكَفَرُواْ بَعْدَ إِسْلاَمِهِمْ }
(wa laqad qAlOU kalimata l-koufri wa kafarôu ba^da islAmihim)
Ce qui signifie : « Ils ont dit la parole de mécréance, ils sont devenus mécréants après avoir été musulmans », [ sOurat At-Tawbah, 'Ayah 74].
Ainsi tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad ont enseigné la croyance en l’unicité de Allâh, tous ont enseigné que Dieu existe sans endroit, sans comment et Il ne dépend pas du temps. On ne dit pas qu’Il est partout, nous disons qu’Il est sans endroit, sans comment et Il ne dépend pas du temps. Tous les Prophètes ont appelé à la religion de l’Islam, l’unique religion valable, l’unique religion Céleste.
Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân :
﴿إِنَّ الدِّينَ عِندَ اللّهِ الإِسْلاَمُ﴾
(‘inna d-dîna ^inda l-LAhi l-islAm)
Ce qui signifie : « Certes, l’Islam est l’unique religion que Dieu agrée », [ sOurat 'Ali ^imrAn, 'Ayah 19].
Ceci est un résumé qui rassemble la plupart des connaissances indispensables qu’il n’est permis à aucune personne responsable d’ignorer, concernant la croyance et certains sujets du fiqh, de la purification jusqu’au Hajj, quelques-unes des lois des transactions selon l’école de jurisprudence de l’Imam Ach-Châfi^iyy et l’exposé des péchés du cœur et des organes tels que la langue et autres.
Ceci est un résumé ( c’est-à-dire peu de mots et beaucoup de sens. L’habitude des savants est de commencer par le livre résumé : ” MoukhtaSar ” et au pluriel ” MoukhtaSarAt ” et ensuite les livres intermédiaires : ” MoutawassiTAt “, ensuite les livres très détaillés : ” MouTawwalAt ” ) qui rassemble la plupart des connaissances indispensables qu’il n’est permis à aucune personne responsable d’ignorer ( La personne responsable c’est la personne qui va rendre des comptes dans l’au-delà. C’est quelqu’un qui est pubère, sain d’esprit et à qui est parvenu l’appel à l’Islam. La puberté peut avoir lieu avec l’avènement des quinze ans lunaires ou autrement, donc celui qui meurt avant la puberté n’a pas de compte à rendre. Quant au sain d’esprit, c’est celui qui n’a pas perdu sa raison. Ainsi à qui est parvenu l’appel à l’Islam, c’est celui qui lui est parvenu qu’il n’est de dieu que Allâh et que MouHammad est le Messager de Allâh, dans la langue qu’il comprend. ) ( c’est-à-dire qu’il y a des sujets de la religion indispensables à savoir, donc qui est un devoir à connaître [mais cela ne veut pas dire qu'il est un devoir d'ordre personnel de connaitre tout ce qui est dans ce livre], Le Messager de Allâh Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam a dit :
« طلَبُ العلمِ فريضةٌ على كلِّ مُسلمٌ »
Ce qui signifie : « Quérir la science de la religion est une obligation pour chaque musulman », [rapporté par Al-Bayhaqiyy]), concernant la croyance ( car la croyance est la meilleur des œuvres. Le Prophète MouHammad Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam a dit :
« أَفْضَلُ الأَعْمَالِ إِيمانٌ بِاللهِ ورَسُولِهِ »
(‘afDalou l-’a^mAli ‘ImAnôun bi l-LAhi wa raçOulih)
Ce qui signifie : « la meilleur des œuvres est la croyance en Allâh et en Son Messager », [rapporté par Al-Boukhâriyy].
La croyance est une condition de l’acceptation des bonnes œuvres.
Avoir une bonne croyance est une condition pour l’acceptation des bonnes œuvres. Ainsi sans la bonne croyance, il n’y a pas de récompense dans l’au-delà.
Allâh ta^âlâ dit :
﴿مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ﴾
(mathalou l-ladhîna kafarôu birabbihim ‘a^mAlouhoum karamAdin ichtaddat bihi r-rîHou fI yawmin ^ASif )
Ce qui signifie : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête », [sOurat IbrAhîm 'Ayah 18].
Le Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam a dit :
« وَأَمَّا الْكَافِرُ فَيُطْعَمُ بِحَسَنَاتِهِ في الدُّنْيَا حَتّى إِذا أَفْضَى إِلى الآخِرَةِ لَم يَكُنْ لُهُ مِنْهَا نَصِيبٌ »
(wa ‘amma l-kAfirou fayouT^amou biHasanâtihi fi d-dounyâ HattA ‘idhâ ‘afDA ‘ila l-’Akhirah lam yakoun lahou minhâ naSIb )
Ce qui signifie : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie, mais dans l’au delà il n’aura aucune récompense ».
certains sujets du fiqh ( fiqh veut dire connaissance acquise à partir des preuves détaillées des jugements de la Loi concernant la pratique. Ainsi il est un devoir d’accomplir tous les devoirs selon ce que Dieu a ordonné. Il ne suffit pas de faire l’image des actes et de dire : ” j’ai la bonne intention “, car il ne suffit pas d’avoir la bonne intention, c’est-à-dire qu’il est indispensable que l’acte soit conforme à la Loi de Dieu car la personne sera interrogée sur l’intention et les actes et non pas seulement sur l’intention ou seulement sur les actes. Quant au Hadîth :
« إنما الأعمالُ بالنيّاتِ »
( ‘innama l-’a^mAlou bi n-niyyât )
ce qui signifie : “ Certes, les bonnes œuvres ne sont agréées que si elles sont effectuées avec une intention sincère par recherche de l’agrément de Allâh ” [ rapporté par Al-Boukhâriyy et Mouslim ]. C’est-à-dire qu’il est indispensable que l’acte de bien soit fait avec une intention correcte et sincère par recherche de l’agrément de Allâh ta^âlâ, pour que cet acte soit accepté et récompensé. Il ne suffit pas d’avoir une bonne intention pour que l’acte soit valable, mais il signifie que les actes d’adorations, tel que la prière, le pèlerinage, le jeûne, la zakAt nécessitent en plus de leurs conditions de validités, une intention pour qu’il soient valables, comme l’intention d’accomplir la prière du DHouhr, ou l’intention de faire celle de l-^ASr, ou d’accomplir le pèlerinage, ou l’intention de faire la ^Oumrah , ou l’intention de jeûner le jour qui vient pour l’accomplissement de l’obligation du mois de RamaDan … ), quelques-unes des lois des transactions ( Il est un devoir d’apprendre les transactions pour celui qui veut s’y engager, comme la location, la vente, l’achat, le mariage et le divorce. ) selon l’école de jurisprudence de l’Imam Ach-Châfi^iyy (L’Imam Ach-Châfi^iyy est un savant Moujtahid, c’est-à-dire le degré des savants qui peuvent extraire des lois à partir du Qour’ân et du Hadîth, tel que MAlik, AbOu HanIfah et l’Iman ‘AHmad Ibnou Hanbal. L’Imam Ach-Châfi^iyy, son origine remonte à la tribu de Qouraych, la tribu du Prophète MouHammad, il est né en 150 de l’Hégire à Gaza en Palestine et il est mort en 204 de l’Hégire en Égypte. Parmi ses enseignants, il y a l’Imam MAlik. ) et l’exposé des péchés du cœur et des organes tels que la langue et autres ( La personne apprend les péchés des organes pour les éviter, car celui qui ne connaît pas le mal, risque d’autant plus d’y tomber. Le remerciement obligatoire à Dieu c’est d’utiliser les bienfaits qu’Il nous a accordés, dans l’obéissance ( tel que les yeux, la langue et autres ), c’est-à-dire accomplir les obligations et se garder des interdits. Dieu n’a pas besoin de notre remerciement. Dieu n’a pas besoin des créatures ; Il ne Lui advient pas de profit par l’obéissance des gens qui obéissent et Il ne Lui advient pas de nuisance par la désobéissance des gens qui désobéissent.
Allâh ta^âlâ dit :
﴿وَإِن تَعُدُّوا نِعْمَتَ اللَّـهِ لَا تُحْصُوهَا﴾
Ce qui signifie : « Et si vous essayer de dénombrer les bienfaits que Dieu vous a accordés vous n’y arriverez pas », [sOurat IbrAhîm 'Ayah 34 ].
On apprend aussi le chapitre du repentir. Le Prophète Salla l-Lâhou ^alayhi wa sallam a dit :
« التَّائِبُ مِنَ الذَّنْبِ كَمَنْ لاَ ذَنْبَ لَهُ »
Ce qui signifie : « celui qui se repent d’un péché, c’est comme s’il ne l’avait pas commis », donc il faut apprendre les conditions du repentir. Il y a aussi les lois du jeûne, et les lois générales de la zakAt (l’aumône obligatoire) pour celui pour qui elle est un devoir, et le pèlerinage pour celui qui a la capacité de l’accomplir.
L’œuvre d’origine revient à l’un des spécialistes du fiqh de l’Hadramaout, ^Abdou l-LAh Ibnou Houçayn Ibni TAhir.Ont été insérés par la suite beaucoup d’ajouts sur des questions précieuses tout en supprimant ce qu’il avait cité au sujet du soufisme et en modifiant certaines expressions, sans que cela change le sujet.
Il nous est arrivé de citer ce que certains spécialistes du fiqh chaAfi^iyy tels que Al-BoulqIniyy ont jugé plus argumenté afin de montrer ce qui l’est moins dans le livre d’origine.
L’œuvre d’origine (duquel l’auteur a été tiré son livre, c’est le livre soullamou t-tawfIq ‘ilA maHabbati lLAhi ^ala t-taHqIq)revient à l’un des spécialistes du fiqh de l’Hadramaout, ^Abdou l-LAh Ibnou Houçayn Ibni TAhir (mort en 1272 h. Ainsi il arrive souvent que les savants reprennent les œuvres d’autres savants et les commentent ou en font un résumé, sans pour autant demander la permission des auteurs des œuvres d’origines car ceci n’est pas obligatoire dans la religion. Ainsi les savants se fatiguaient à écrire des livres et ne demandaient pas des droits d’auteurs pour ceux qui faisaient du commerce avec leurs livres car ceci n’est pas permis dans la religion selon l’unanimité des savants, ( Ainsi les savants se fatiguaient à écrire des livres et ne demandaient pas une part des gains de ceux qui faisaient du commerce avec leurs livres ). Ainsi selon l’unanimité des savants musulmans il n’est pas obligatoire de donner une rémunération à celui dont on a cité le livre). Ont été insérés par la suite beaucoup d’ajouts sur des questions précieuses tout en supprimant ce qu’il avait cité au sujet du soufisme ( la partie sur le taSawwouf a été délaissée pour ne laisser que le minimum. Le véritable taSawwouf c’est d’apprendre la religion et de l’appliquer c’est-à-dire d’accomplir les devoirs et d’éviter les interdits, tout en ayant le cœur détaché de cette vie. ) et en modifiant certaines expressions, sans que cela change le sujet. Il nous est arrivé de citer ce que certains spécialistes du fiqh chaAfi^iyy tels que Al-BoulqIniyy ont jugé plus argumenté afin de montrer ce qui l’est moins dans le livre d’origine ( Les savants de l’Islam ont plusieurs degrés, premièrement : le degré de MoujtaHid celui qui est apte à déduire des Lois à partir du Qour’ân et du Hadîth, tels que Ach-Châfi^iyy, MAlik, ‘AHmad Ibnou Hanbal, Abôu Hanifah et autres. En dessous de cette catégorie, il y a la catégorie de savants appelés ‘aSHAbou l-woujOuh, tel que Al-BoulqIniyy de l’école châfi^iyy, mort en 805 de l’Hégire. ‘aSHAbou l-woujOuh sont ceux qui déduisent des avis de jurisprudences à partir des textes de l’Imam Moujtahid de leur école. Et la catégorie en dessous c’est ‘ahlou t-tarjIH, tels que An-Nawawiyy de l’école châfi^iyy donc ‘ahlou t-tarjIH, leur rôle est certes de faire prévaloir un des avis de ‘aSHAbou l-woujOuh sur un autre, en précisant que cette avis à plus d’arguments [ preuve du Qour'ân et du Hadîth ] qu’un autre).
Il convient donc de lui consacrer une attention particulière pour que les actes soient agréés
الحمد لله رب العالمين
La louange est à Allâh, le Créateur du monde.
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بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم
La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘AdamLA au dernier MouHammad.
Il est de l’habitude des savants auteurs d’écrits sur la croyance et des savants les plus récents de dire :
Il est un devoir personnel pour toute personne responsable –pubère et saine d’esprit– de connaître treize des attributs de Dieu, c’est-à-dire qu’il est un devoir d’en connaître la signification sans que ce soit un devoir d’apprendre par cœur les termes mêmes de ces attributs.
Cette connaissance est un devoir du fait que ces treize attributs ont été fréquemment mentionnés dans le Qour’ân, soit littéralement soit selon leur signification. Les attributs de Dieu sont de toute éternité, ils sont exempts de début et n’ont pas de ressemblance avec les attributs des humains, selon les gens de la vérité.
Le Chaykh ^Abdou l-WAHid Ibnou ^Achir Al-’AnSAriyy Al-’Ach^ariyy Al-MAlikiyy, que Allâh lui fasse miséricorde, a dit ce qui signifie : « Il est obligatoire (selon la raison) s’agissant de Allâh, l’existence, l’exemption de début de même que l’exemption de fin, le non besoin absolu, Son exemption de toute ressemblance avec Ses créatures, sans pareil. L’unicité de par Lui-même, de par Ses attributs et Ses actes. Une puissance, une volonté, une science et une vie, Une ouïe, une parole, une vue Lui sont obligatoire ».
Les treize attributs de Dieu sont les suivants :
l’existence, l’unicité, l’exemption de début – c’est-à-dire l’existence de toute éternité –, l’exemption de fin, le non besoin, la puissance, la volonté, la science, l’ouïe, la vue, la vie, la parole, et la non ressemblance avec ce qui entre en existence.
L’attribut de l’existence
Dieu existe de toute éternité, sans début. Allâh ta^âlâ [ta^âlâ veut dire exempt d'imperfection] dit :
{ أَفِي اللهِ شَكّ }
(‘afi l-LAhi chakk )
ce qui signifie : « Il n’y a pas de doute au sujet de l’existence de Allâh ». L’ existence de Dieu n’est pas due à la création de quiconque. Dieu existe et n’a pas de ressemblance avec les créatures. Il existe sans comment et sans endroit comme l’a dit l’Imam ^Aliyy que Allâh l’agrée : « Allâh est de toute éternité alors qu’il n’y a pas d’endroit de toute éternité, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité ».
L’Imam AHmad Ar-Rifâ^iyy a dit : « La limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allâh, c’est d’avoir la certitude que Son existence ta^âlâ est sans comment et sans endroit ».
Notre connaissance de Dieu ne peut pas atteindre la réalité de Dieu mais elle concerne ce qui est obligatoire au sujet des attributs de Dieu, comme la science, ce qui est impossible à Son Sujet comme le fait d’avoir un associé et ce qui est possible à Son Sujet comme le fait de créer quelque chose et de l’anéantir.
L’attribut de l’unicité
Allâh est unique, Il n’a pas d’associé c’est-à-dire qu’Il n’a pas de second. Dieu n’est pas composé de parties comme les corps, car le Trône ou n’importe quel corps plus petit est composé de parties : il est donc impossible qu’il y ait une ressemblance entre le trône et Dieu. Allâh n’a pas de ressemblant ni par Son Être, ni par Ses attributs, ni par Ses actes. Allâh ta^âlâ – Exempté d’imperfection – dit :
{ وَإِلَهُكُمْ إِلَـهٌ وَاحِدٌ }
(wa ‘ilAhoukoum ‘ilAhoun wAHid )
ce qui signifie : « Votre Dieu est un Dieu unique » [sôurat Al-Baqarah / 163].
Si Allâh ta^âlâ n’était pas unique mais multiple, le monde ne serait pas ordonné ; or le monde est ordonné : il est donc obligatoire que Allâh soit unique. L’Imam Abôu HanIfah a dit : « Allâh est Unique, non pas du point de vue numérique, mais dans le sens qu’Il n’a pas d’associé ».
L’attribut de l’exemption de début
Allâh ta^âlâ est exempt de début dans le sens que Son existence n’a pas de commencement. C’est-à-dire qu’Il existe de toute éternité. En effet, il est obligatoire que le Dieu existe de toute éternité. Sinon, Il aurait besoin d’autre que Lui et celui qui a besoin ne peut être dieu. Ainsi, tout ce qui est hormis Allâh ta^âlâ est entré en existence c’est-à-dire créé. Allâh ta^âlâ – Exempté d’imperfection – dit :
{ هُوَ الأَوَّلُ وَالآخِرُ }
(houwa l-‘Awwalou wa l-‘Akhir )
ce qui signifie : « Il est Celui Qui est exempt de début et exempt de fin » ; et le Messager de Allâh a dit :
« كَانَ اللهُ وَلَمْ يَكُنْ شَىءٌ غَيْرُهُ »
(kAna l-Lâhou wa lam yakoun chay’oun ghayrouh)
ce qui signifie : « Allâh existe de toute éternité alors que rien d’autre que Lui n’existe de toute éternité». Cela veut dire que Dieu existe de toute éternité et nul autre que Dieu n’existe de toute éternité, ni eau ni air ni terre ni ciel ni trône ni piédestal ni ange ni temps ni endroit. Allâh est Celui Qui crée l’endroit ; Il n’en a donc pas besoin.
N’est pas musulman celui qui dit que le monde est de toute éternité par son genre seulement ou par son genre et sa composition ; ceci est de la mécréance et comporte un démenti de Allâh et de Son Messager. Ainsi Seul Dieu existe de toute éternité.
L’attribut de l’exemption de fin
Allâh existe et Son existence n’a pas de fin. Il ne Lui advient pas d’anéantissement. Puisqu’il a été établi au Sujet de Dieu l’obligation de Son exemption de début, il est donc obligatoire à Son Sujet l’exemption de fin. L’exemption de fin qui est obligatoire à Dieu est l’exemption de fin propre à Son Être, c’est-à-dire que ce n’est pas autre que Lui qui l’en a attribué. Dieu est exempt de fin par Lui même et non par autre que Lui. Allâh ta^âlâ dit :
{ وَيَبْقَى وَجْهُ رَبِّكَ ذُو الـجَلاَلِ وَالإِكْرَامِ }
(wa yabqA wajhou Rabbika Dhou l-JalAli wa l-‘ikrAm )
ce qui signifie : « L’Être de Ton Seigneur ne s’anéantit pas ». Quant à la non fin de certaines créatures de Dieu comme le paradis et l’enfer, établie par l’Unanimité, ce n’est pas une non fin qui est propre au paradis et à l’enfer car ils sont tous deux créés et ce qui est créé ne possède pas la non fin par soi-même. En effet, le paradis et l’enfer n’ont pas de fin parce que Dieu leur a voulu de toute éternité la non fin mais ce n’est pas par eux-mêmes qu’ils n’ont pas de fin.
L’attribut du non besoin
Dieu n’a pas besoin de Ses créatures, car le besoin d’autrui est un signe de l’entrée en existence et Allâh est exempt de cela alors que toute chose a besoin de Dieu. Allâh ta^âlâ dit :
{ فَإِنَّ اللهَ غَنِيٌّ عَنِ العَالَمِينَ }
(fa’inna l-LAha ghaniyyoun ^ani l-^AlamIn)
ce qui signifie : « Certes Allâh n’a pas besoin des créatures » [sôurat 'Ali ^ImrAn / 98].
L’Imam ^Aliyy, que Allâh l’agrée a dit : « Allâh a créé le Trône comme manifestation de Sa puissance et ne Se l’est pas pris comme endroit pour Lui-même ». Les actes d’adoration des croyants et les péchés des désobéissants ne nuisent pas à Dieu. Il a créé les cieux et la terre dans six jours pour nous apprendre la douceur et nous apprendre à ne pas perdre patience. Il n’est pas concerné par la fatigue car Il est exempt de la fatigue. Dieu existe sans endroit et sans direction car Il n’est pas un corps.
L’attribut de la puissance
Dieu a pour attribut la puissance et cet attribut est de toute éternité exempt de début et de fin. Sa puissance concerne toutes les possibilités rationnelles, c’est-à-dire toute chose possible, dont l’existence ou l’inexistence est possible selon la raison [pour plus de détails voir le lien en bas de la page].
Allâh ta^âlâ dit :
{ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَىءٍ قَدِيرٌ }
(wahouwa ^alA koulli chay’in qadîr )
ce qui signifie : « Il est sur toute chose tout puissant » [sôurat Al-MA'idah / 120]. Si Dieu n’était pas tout puissant, Il aurait une incapacité et s’Il avait une incapacité quelconque, le monde n’existerait pas.
L’attribut de la volonté
Dieu a pour attribut la volonté, c’est-à-dire le vouloir. Par cet attribut, Dieu spécifie les possibilités rationnelles par certaines caractéristiques au lieu d’autres. Allâh a obligatoirement l’attribut de la volonté et Sa volonté concerne la totalité des actes des esclaves, que ce soit les actes de bien ou de mal. Il a été rapporté que le Prophète a enseigné à l’une de ses filles de dire :
« مَا شَاءَ اللهَ كَانَ وَمَا لَمْ يَشَأْ لَمْ يَكُنْ »
(mA châ’a l-Lâhou kAna wa mA lam yacha’ lam yakoun )
Ce qui signifie : « ce que Allâh veut est et ce qu’Il ne veut pas n’est pas ».
L’attribut de la science
Dieu sait toute chose de toute éternité. Il sait ce qui était, ce qui sera et ce qui n’arrivera jamais. Allâh ta^âlâ dit :
{ وَهُوَ بِكُلِّ شَىءٍ عَلِيمٌ }
(wahouwa bikoulli chay’in ^alîm )
Ce qui signifie : « Et Il sait toute chose ». Ainsi, savoir la totalité des choses cachées est spécifique à Dieu, mais Dieu révèle une partie de ces choses cachées à certaines de Ses créatures telles que les prophètes, les saints et les anges. Celui qui dit que le Messager sait absolument tout ce que Dieu sait devient mécréant, car celui-là a assimilé le Messager à Dieu par l’attribut de la Science. Ce qui est établi parmi les gens du tawHId, c’est que les caractéristiques des créatures n’ont pas de ressemblance avec aucun des attributs de Allâh.
L’attribut de l’ouïe
Allâh ta^âlâ entend tout ce qui est audible par une ouïe qui est de toute éternité, exempte de début, sans oreille ni autre organe ; alors que l’ouïe des créatures est entrée en existence c’est-à-dire créée. Allâh ta^âlâ dit :
{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ }
(layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir )
Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sôurat Ach-ChOUrA / 11].
L’attribut de la vue
Dieu voit ce qui est entré en existence par Sa vue qui est de toute éternité. Sa vue n’a pas de ressemblance avec la vue des créatures car Dieu voit tout ce qui est visible sans avoir besoin de rétine ni de rayon lumineux, alors que la vue des créatures s’effectue grAce à un organe. Allâh ta^âlâ dit :
{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ }
(layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir )
Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sôurat Ach-ChOUrA / 11].
Ainsi, celui qui veut être sauf doit absolument apprendre la science de l’exemption de Dieu, le tanzIh, par transmission orale auprès des gens de science, pour ne pas tomber dans l’assimilation de Dieu à Ses créatures.
L’attribut de la parole
Dieu parle et Sa parole est exempte de début et de fin et n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures. La parole de Dieu n’a pas de début et n’a pas de fin : il ne Lui advient pas de silence ni d’entrecoupement car la parole de Dieu n’est pas constituée de lettres ni de son et Sa parole n’est pas une langue tandis que la parole des créatures est constituée de lettres, de sons et d’instruments. Allâh ta^âlâ dit :
{ وَكَلَّمَ اللهُ مُوسَى تَكْلِيمًا }
(wa kallama l-Lâhou Môuçâ taklîmA )
ce qui signifie : « Allâh a assurément parlé à Môuçâ ».
L’Imam Abôu HanIfah que Allâh l’agrée a dit : « Et Il parle, c’est-à-dire Allâh, d’une parole qui n’a pas de ressemblance avec notre parole, alors que nous, nous parlons avec des organes jouant sur des points de prononciation et avec des lettres, Allâh parle sans organe ni lettres ».
Allâh soubHAnah – Exempté d’imperfection – n’a pas de ressemblance avec aucune de Ses créatures, ni par son Être –c’est-à-dire que Son Être n’a pas de ressemblance avec l’être des créatures–, ni par Ses attributs –Ses attributs n’ont pas de ressemblance avec les attributs des créatures–, ni par Ses actes –Ses actes n’ont pas de ressemblance avec les actes des créatures.
Le mot Qour’ân a deux sens, le premier sens désigne l’attribut de parole de Dieu qui n’a pas de ressemblance avec la parole des créatures qui n’a pas de début ni de fin qui est sans organes ni lettres ; le deuxième sens du mot Qour’ân désigne les termes révélés au prophète MouHammad qui sont en langue arabe, ils sont créés par Dieu ; ces termes sont une expression de l’attribut de de parole de Dieu, ainsi l’attribut de Parole de Dieu n’est pas une langue arabe ni une autre langue ; dans ce cas nous pouvons dire des termes révélés qui sont en langue arabe que c’est la parole de Dieu dans le sens que c’est une expression de l’attribut de de parole de Dieu qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre qui ne ressemble pas à la parole des créatures ; ainsi si nous écrivons Dieu, ce mot la n’est pas Le Créateur Lui même mais c’est une expression qui désigne Le Créateur, de même Qour’ân dans le sens des termes révélés n’est pas l’attribut de parole même de Dieu mais c’est une expression de l’attribut de parole de Dieu qui n’est pas des sons ni une langue arabe ni autre, qui ne ressemble pas à la parole des créatures, qui n’a pas de début ni de fin.
L’attribut de la vie
Dieu a pour attribut la vie qui est de toute éternité, exempte de début et de fin. La vie de Dieu n’est pas constituée d’Ame ni de chair ni de sang et la mort est impossible au sujet de Dieu ; en effet s’Il n’était pas vivant, aucune chose de ce monde n’existerait car ce qui n’est pas vivant n’est pas attribué de puissance, de volonté ni de science. Si Dieu n’avait pas pour attributs ces attributs-là, Il aurait pour attribut l’opposé de cela, or Dieu est exempt d’imperfection. Quant à la vie des créatures, elle a lieu par la réunion de l’Ame, du corps, de la chair, des os, du sang ; elle est sujette à l’interruption. La vie de Dieu est comme Ses attributs, elle n’est pas sujette à l’interruption. Allâh ta^âlâ dit :
{ اللهُ لا إِلَـهَ إِلا هُوَ الحَيُّ القَيُّومُ }
(Allâhou lA ‘ilAha ‘il-lA houwa l-Hayyou l-QayyOUm )
ce qui signifie : « Il n’est de dieu que Allâh, le Vivant, Celui Qui n’a besoin de rien » [sôurat Al-Baqarah / 255].
L’attribut de la non ressemblance avec les créatures
Dieu a pour attribut toute perfection qui est digne de Lui et Il est exempt de toute imperfection c’est-à-dire de tout ce qui n’est pas digne de Lui ta^âlâ, comme l’ignorance, l’impuissance, l’endroit, le lieu, la couleur et la limite. Allâh ta^âlâ dit :
{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىءٌ }
(layça kamithlihi chay’ )
ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sôurat Ach-ChOUrA / 11].
L’Imam Abôu Ja^far AT-TaHAwiyy (mort en 329 de l’Hégire) a dit : « Il est exempt – c’est-à-dire Allâh – des limites, des fins, des côtés, des organes et des membres ; Il n’est pas concerné par les six directions contrairement à toutes les créatures ».
Cela veut dire que Dieu n’est pas concerné par les six directions comme c’est le cas pour tous les corps. En effet, les corps n’échappent pas au fait d’être contenus dans l’une des six directions car le corps est forcément dans un endroit. Ainsi, Dieu existe sans endroit et sans direction.
الحمد لله رب العالمين
La louange est à Allâh, le Créateur du monde.
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